17.7.17

Lé8endaire Ro8er !!!!!!!!

J'aurais pu choisir dix mille autres titres pour ce post jubilatoire, cent mille, un million, un milliard... Il n'y a pas assez de superlatifs et d'adjectifs pour encenser suffisamment le roi Rodgeur, le Maître absolu, le King de Wimbledon, le Mozart de la petite balle jaune, le Charles Baudelaire du tennis, le Dieu des courts, le James Bond helvétique, Sa Majesté Federer. Celui que son sponsor a rebaptisé Ro8er ajoute une ligne dorée à son hallucinant palmarès, une ligne qui lui tenait tant à coeur : ce huitième sacre dans son jardin de Church Road. Roger Federer détient désormais seul le record de victoires dans le plus mythique tournoi du monde. Comme Dieu, il n'a plus d'égal dans son royaume. 8endaire !

L'homme aux 19 Majeurs (putain, 19 !!!) a donc réussi son pari et remet tout le monde d'accord. Mais alors vraiment tout le monde. En zappant la saison sur terre battue, le Bâlois a eu de nouveau fin nez. Au contraire des Nadal, Djokovic, Murray et autre Wawrinka, il est arrivé frais comme une rose à Londres et s'adjuge son tournoi fétiche en n'ayant pas perdu le moindre set. "Le record en pantoufles", comme l'a écrit l'excellent Mathieu Aeschmann. Un retour en force qui n'est pas sans rappeler celui de Rafael Nadal à Roland Garros. Le tennis est revenu 10 ans en arrière et on n'a pas fini de s'en réjouir !

Je ne reviendrai pas trop longtemps sur cette finale, qui n'en fut pas vraiment une. La faute à une vilaine ampoule qui a pourri le match d'un Marin Cilic en pleurs, on le comprend. Les émotions et les beaux échanges ne furent pas légions, mais l'histoire ne retiendra que l'essentiel : notre Rodgeur national soulève cette coupe pour la huitième fois de sa carrière, le tout après une disette de cinq ans. Cinq longues années où le commun des mortels n'y aurait plus cru, ruminant les occasions gâchées, notamment lors des deux défaites face à Djokobite. Mais voilà, Federer n'est pas fait de ce bois-là et il n'a jamais cessé de se battre, de bosser, de cravacher avec Lüthi, Edberg puis Ljubicic, de transpirer avec Paganini et de croire en sa bonne étoile avec ses proches et sa famille. Le résultat est aujourd'hui somptueux, grandiose, majestueux, immensément divin !

Fidèle lecteur que tu es, tu te rappelles certainement qu'à l'occasion des 10 ans de ce blog en août 2016, j'écrivais en guise de conclusion "Pas sûr que les 10 prochaines années nous offrent autant d'émotions...", et bien je me suis magistralement planté. 11 mois plus tard, trois des quatre levées du Grand Chelem sont dans l'escarcelle d'un compatriote : Wawrinka à l'US Open et Federer à l'Open d'Australie et à Wimbledon, fabuleux ! Fabuleux aussi de constater que le Rhénan est en passe de réaliser l'une des plus belles saisons de sa vie du haut de ses 35 ans, avec déjà cinq titres au compteur et seulement deux défaites... Je rêvais, je rêve et je rêverai. 

Alors avant de penser à la tournée américaine et au prochain Majeur, avant de penser à cette fameuse place de numéro 1 mondial qui fait – à raison – fantasmer les foules, il convient juste de profiter de ces moments de grâce, de joie et de plénitude. Le plus grand tennisman de tous les temps, pardon, le plus grand SPORTIF de tous les temps vient de renforcer encore son mythe, son aura, sa stature. Aujourd'hui on est tout simplement heureux d'être suisses, fans de tennis et surtout fans de Roger Federer, l'icône ultime, le génie unique, la légende éternelle, la huitième merveille du monde. Inégalé et inégalable.  

15.7.17

Excitation totale ! Mais prudence quand même...

On y est les gars, on y est !!! Le rêve ultime est là, le Graal est devant nos yeux et ceux de notre Rodgeur national, à portée de raquette ! Le plus grand tennisman de tous les temps jouera donc une 11ème finale au All England Club et tentera de remporter ce satané huitième titre à Wimbledon, une consécration qui se refuse à lui depuis 2012 et qui lui permettrait de dépasser un certain Pete Sampras dans les livres d'histoire. Après deux échecs en finale face à Djokobite, le Maître a une opportunité en or, que dis-je, en diamant brut pour défoncer encore plus les portes de l'irrationnel. Autant dire qu'on est déjà excités comme des puces, comme des ados sous ecstasy dans une rave party à l'idée de vivre ce dimanche d'anthologie !!!
Le Bâlois arrivera à cette finale en pleine confiance, le tout sans avoir perdu le moindre set et très peu d'énergie sur le court. Il n'empêche, et c'est là qu'il faut bien rester prudent, sa demi-finale face à Berdych ne fut pas son plus grand match. Des hésitations ici ou là, des coups droits parfois moins saignants et quelques doubles fautes : le Rodg n'a pas survolé cette rencontre comme lors de ses démonstrations contre Dimitrov ou Raonic, entre autres. La faute aussi à un excellent Berdych qui a livré un match très solide. Mais l'essentiel est là et bien là : il a passé cet écueil en patron, en gérant les moments clé avec une force mentale exceptionnelle. Être moins génial mais gagner quand même en trois sets, c'est en général bon signe...
L'homme aux 18 Majeurs retrouvera donc le géant Marin Cilic en finale. Même si le Rhénan affiche un bilan largement favorable contre le Croate, il s'agira d'un sacré client et de tout sauf d'une partie de plaisir. C'est évidemment à sa portée mais il ne faudra rien lâcher, pas une miette, pas un centimètre, rien ! Surtout quand on se rappelle de cette fameuse demi-finale de 2014 à l'US Open ou encore de leur duel de l'année passée en quart de finale ici même, là où le Rodg avait dû sauver trois balles de match... Prudence encore, prudence toujours ! Et autant dire que l'ex-protégé de mon pote Goran Ivanisevic n'aura absolument rien à perdre...
Une finale historique, un match pour l'éternité et une affiche royale pour clôturer ce Wimbledon complètement fou. De fou à magique, il n'y a qu'un pas et c'est désormais au Rodg de le franchir, d'aller au bout de son rêve et d'offrir à la Suisse une nouvelle journée de liesse et d'hystérie. On y croit les mecs, on y croit !!!

13.7.17

Just a perfect day

"Oooooooooh just a perfect day, drink Sangria in the park, and then later, when it gets dark, we go home..." Voici l'air qu'on pourrait fredonner après ce mercredi 12 juillet au scénario complètement fou, jouissif, magique, aussi surprenant que le titre de Leicester ou renversant que la victoire du Danemark en 1992 ! Ainsi donc, et ça doit être une première depuis bien longtemps, le tournoi a perdu ses têtes de série numéro 1 et 2 le même jour. Exit Andy Murray et Novak Djokovic, respectivement battu par un énorme Sam Querrey et sur abandon pour le coton-tige. Incroyable ! Quoique, en cette année tennistique de tous les superlatifs et de toutes les surprises, le mot "incroyable" est presque devenu commun...

Cette double élimination qu'on savoure, il faut bien le reconnaître, comme un Mojito sur une plage à Ibiza... confirme donc les difficultés des ogres du circuit des trois dernières saisons. On les pensait en regain de forme après leurs premiers tours assez faciles, il n'en est finalement rien. Tant l'Ecossais que le Serbe sont en délicatesse avec leur physique et, de leur propre aveu, une pause serait à l'étude. Et même une grande pause en ce qui concerne le sosie de Joe Dalton, dont la saison 2017 tourne au cauchemar absolu. A tel point qu'il en deviendrait presque sympathique ! Non quand même, j'exagère là...

Bref, la claque est aussi grande pour Frankenstein et Djokobite que le boulevard est immense pour notre Rodgeur national. Une autoroute à cinq voies, sans trafic ni restriction de vitesse ! Et le Rodg ne roule pas en Fiat Panda, mais bien dans une Aston Martin rutilante et rugissante avec direction assistée, volant en cuir et air conditionné... La voiture de James Bond affublée de drapeaux suisses et du sigle RF ! Encore une fois en démonstration face à Raonic, le Maître a signé une cinquième victoire de suite en trois sets, avec toujours cette impression de marcher sur l'eau, sur le court et sur son adversaire, le tout en transpirant autant qu'un eskimo sur la banquise. Putain la classe et l'aisance du mec, comme à la belle époque !

Mais attention, comme l'a souligné un lecteur dans les commentaires, il faut se rappeler de l'US Open 2014 et du même boulevard qu'on prédisait au Rodg... Résultat des courses, Cilic l'avait balayé en trois manches avant de remporter le tournoi face à Nishikori. Bref, un seul mot d'ordre : prudence. Je sais je sais, je devrais peut-être davantage m'enflammer, sauter de joie et boire des shots, mais voilà les mecs, en ce Wimbledon totalement dingue, je pense qu'il vaut mieux faire profil bas et garder la tête froide. Querrey - Cilic et Federer - Berdych, telles seront donc les affiches des demi-finales de ce Majeur absolument improbable qui peut, qui doit nous offrir la plus belles des apothéoses dimanche prochain. On reste zen mais on y croit !!!

11.7.17

Popeye reste à 15 !...

Oléééééééé !!!!! Après 10 succès de rang – tous en 3 sets... – en Grand Chelem, le taureau des Baléares a enfin trouvé son maître ! Et son toréro est aussi improbable qu'héroïque : Gilles Müller, ce grand pin d'1m92 au palmarès aussi fourni que le compte en banque de Boris Becker et classé au 26ème rang mondial. Un mec venu de nulle part, comme Istomin ou Zverev à Melbourne, qui vient de signer l'exploit de sa vie. Un match qui a d'ailleurs dû créer un petit séisme au Luxembourg, tant ce pays n'est pas habitué à vibrer pour du sport... Être un fan de sport au Luxembourg, c'est comme être un homosexuel en Arabie Saoudite : tu prends ton pied une fois tous les 10 ans !

Bref, au terme d'un combat de titans et d'un cinquième set d'anthologie, le géant de 34 ans nous offre la première vraie émotion de cette quinzaine et, tu me connais, il n'en fallait pas plus pour que je retrouve l'envie d'écrire quelques lignes. Que Mannarino gagne cet après-midi et Querrey mercredi et je te promets de pondre un article tous les jours, toutes les heures même ! Quoi qu'il arrive désormais, on sait que la Momie n'ajoutera pas un 16ème titre du Grand Chelem à son immense collection et, crois-moi mon ami, c'est déjà une putain de belle satisfaction. 

Franchement, ce Nadal lancé à toute vitesse après sa triple Decima et sa balade de santé à Roland Garros faisait peur, très peur même. Popeye avait d'ailleurs avalé ses premiers adversaires avec une facilité déconcertante et on le voyait déjà se présenter tel un ogre en demi-finale, puis en finale. Mais voilà, le gazon n'est heureusement pas la terre battue et ses vieux démons ont réapparu au plus grand jour. Un service hésitant, des balles trop courtes et un Müller en état de grâce, le tout couplé à des conditions extérieures difficiles avec une nuit tombante et un vent digne des Plaines du Loup : ce cocktail molotov aura donc eu raison de l'homme fort de ce printemps. Au revoir et sans rancune Rafa...

C'est donc rassurés et sereins qu'on aborde maintenant cette seconde semaine au All England Club. Une semaine qui s'annonce plus ouverte que jamais avec le retour en forme de Murray et Djokovic, mais aussi avec les présences des très dangereux Cilic, Raonic et autre Berdych. Au milieu de ce champ complètement miné, notre Rodgeur national fait le boulot et n'en finit pas d'impressionner. Le Maître semble voler sur l'herbe, jouer comme en début de saison et ce n'est pas le pauvre Dimitrov qui dira le contraire. Le Bulgare, dont on attendait beaucoup plus, s'est fait balayer tel un tennisman français en première semaine.

Place désormais à un quart de finale ô combien excitant contre son bourreau de l'an dernier, le bombardier Milos Raonic. Un choc qui, à l'image des autres affiches, vaudra le détour. La route est encore très longue, le rêve ultime si loin mais rien n'est impossible en cette folle année 2017, alors on y croit les mecs, on y croit !!!

11.6.17

Un massacre

Un massacre, une boucherie, une humiliation, un carnage, une exécution publique, voici quelques mots que l'on pourrait utiliser pour qualifier cette finale. Une finale, ou plutôt une non-finale, qui a accouché d'une souris et d'un tout petit spectacle. On attendait tellement de ce match qu'on est vraiment restés sur notre faim, déçus et dégoûtés pour Stan dont on espérait un miracle, et presque aussi déçus pour Nadal qui  pour cette fameuse decima – aurait mérité un duel à la hauteur de l'événement. Mais voilà, le taureau de Manacor a évolué sur une autre planète durant toute cette quinzaine et même le plus grand Wawrinka de tous les temps, loin du fantôme qui était aujourd'hui sur le court, n'aurait rien pu faire. Peut-être un set, ou deux sur un malentendu, mais il aurait fini par se faire bouffer par cette véritable machine à gagner. A massacrer.   

A l'image du FC Sion en Coupe de Suisse, notre Stan national n'est donc plus invincible en finale de Grand Chelem. Il a pris aujourd'hui une gifle monumentale et jamais, ô grand jamais, on a eu l'impression qu'il aurait pu inverser la tendance. Ce Nadal-là a dégagé une telle sensation de supériorité, trouvant des angles impossibles et ramenant toutes les balles comme un meurt-de-faim, qu'il aurait pu gagner cette rencontre avec des chaussures de ski, une raquette en bois et un oeil bandé. Impressionnant.

Il convient aujourd'hui de saluer l'exploit hors norme réalisé par Popeye, lequel vient de signer un record qui n'est pas près de tomber : s'offrir dix fois (!) le même tournoi du Grand Chelem. Rodgeur n'y arrivera certainement pas, Djokobite non plus, bref, celui qui sera capable de chatouiller ce record n'est probablement pas encore né. Et cette série pourrait bien continuer à gonfler, tant le Majorquin semble encore loin, mais alors très loin d'être rassasié... 

Autant l'avouer, ce retour en force du monstre des Baléares fait peur et, alors qu'on s'était un peu délecté de ses malheurs ces deux dernières saisons, avec quelques éliminations ubuesques ici ou là, notre pire cauchemar revient hanter nos nuits et nos dimanches. Avec quinze Majeurs dans son escarcelle, la Momie revient à trois longueurs de Rodgeur et dépasse un certain Pete Sampras dans les livres d'histoire. La marge du Maître est encore confortable, mais ce dernier recommence à apercevoir la tête toute dégoulinante et pleine d'implants de son meilleur ennemi dans le rétroviseur... 

Allez les amis, on est finalement bien contents que cette (trop) longue saison sur terre battue touche à sa fin et de retrouver ce bon vieux gazon. Bravo à Rafa, Monsieur Decima, et merci au gamin qui nous aura quand même offert le plus beau match de cette quinzaine, voire même de ces quatre derniers mois. On espère le revoir en pleine forme à Wimbledon, accompagné bien sûr d'un Rodg qui nous a terriblement manqué !         

9.6.17

Le bison est en finale !!!!!!!

Mais oui gamin, mais oui !!!!!! Putain c'est fort, puissant, gigantesque, magique, federesque, wawrinkien !!! Stan The Man va disputer dimanche sa quatrième finale en Grand Chelem et vient de s'offrir le scalp d'un nouveau numéro 1 mondial, ce qui est de bon augure dans un Majeur, si tu vois ce que je veux dire... Andy Murray, le triste leader de ce classement, s'est fait sortir le plus logiquement du monde par un Vaudois offensif comme jamais (peut-être trop parfois...), auteur de 87 coups gagnants (!!), solide dans son jeu et impressionnant dans sa tête. Tcheu la rage du gamin dans ce quatrième set d'anthologie, j'en ai perdu ma voix ! Un match référence, clairement, un combat de dingue et une victoire en cinq sets que le bison aurait pu régler en troisD'un autre côté, tant mieux si cette demie est allée jusqu'à la cinquième manche, cette cuvée 2017 tient enfin son gros match...

Voilà, alors que Timea n'a pas su le faire et n'a d'ailleurs pas trop de regrets à avoir sur ce match, tant la Lettone cognait plus fort et dominait les débats de la tête et des épaules, le natif de St-Barth' a tout fait dans cette demie, mais alors vraiment tout. Il s'est comporté en patron sur le court face à un numéro 1 mondial de pacotille, incapable de faire autre chose que de renvoyer péniblement la balle, scotché 4 mètres derrière sa ligne de fond. Si Murray entraînait une équipe de foot, elle jouerait en 8-1-1. D'ailleurs, quel est le point commun entre le centre sportif de Verbier et Frankenstein ? Ils sont les deux complètement cramés ! Vendredi, c'est le tennis, le beau jeu et la prise de risque qui ont gagné. Pour le plus grand bonheur de tous les amoureux de la petite balle jaune.

Comme prévu, notre Stan national aura le redoutable honneur d'affronter l'homme aux neuf Roland Garros, celui qui a avalé tous ses adversaires avec une facilité déconcertante, qui arrive en finale frais comme un employé des PTT dans les années 80 et qui fait figure d'Everest à escalader. C'est la finale de rêve, l'affrontement ultime entre deux styles uniques, deux mecs qui ont mis tout le monde d'accord durant cette quinzaine et qui ont, sur le papier, tout pour offrir au public un combat de titans, une véritable finale de tous les superlatifs. Le pied total quoi !

Wawrinka – Nadal, ce sera dimanche sur le Philippe Chatrier et toute la planète tennis se réjouit de voir ces deux monstres face à face. Autant dire qu'il faudra un Stan de légende, un Stan stratosphérique, un Stan en état de grâce pour espérer chatouiller l'homme fort de cette saison sur terre, le plus grand joueur de tous les temps sur cette surface, lequel pourrait réaliser une triple decima cette année et qui fait franchement peur. C'est pas le pauvre Thiem qui dira le contraire, lui qui s'est fait humilier comme une petite pucelle au milieu d'un gang-bang.

Allez, la marche est très très haute mais on y croit les mecs, on y croit !! Impossible n'est pas vaudois et, comme on aime les belles histoires, puisse Stan continuer sa fabuleuse série en finale de Majeur et réaliser un 4 sur 4 historique ! Toute la Suisse est avec toi, mon gamin. Et toute la France aussi ! Et toute la Terre carrément !! L'Espagne mise à part...

7.6.17

Canton de Vaud 2 – France 0 !

Après les irréductibles Gaulois, voici les irréductibles Vaudois !! Timea et Stan ne sont peut-être pas tombés dans la potion magique comme Obélix, ou l'ont bue comme Astérix, mais ils ont une pêche et une grinta dignes des héros de la célèbre BD de Goscinny et Uderzo ! Bacsinszkix et Wawrinkix, ça ne leur va pas si mal non ?

Comme en 2015, Roland Garros est vert et blanc, boit du chasselas, mange du papet vaudois, roule en LEB, écoute Bastian Baker, rit aux gags de Thomas Wiesel et prend des mains au cul de Bernard Nicod ! Je connais un tennis-club du côté de Vidy qui doit être fier, très fier de ses deux plus illustres membres. Et qui pourrait bien vivre un prochain week-end d'anthologie, comme nous dans nos cabines ! Mais ne nous enflammons pas, la route est encore longue et parsemée d'embûches, surtout pour Stan qui va se coltiner un Cilic en feu avant une éventuelle demi-finale contre Murray...

A eux deux, les joueurs du TC Stade-Lausanne viennent donc de ruiner les derniers espoirs du tennis français (enfin, il reste encore Garcia pour une journée...) et d'offrir un énième moment de joie à tous les fans de petite balle jaune de notre pays. Cette semaine, le canton de Vaud et ses 780'000 habitants a envoyé une fille en demi et un mec en quart de finale d'un tournoi du Grand Chelem. Le tout alors qu'il n'y a plus un seul représentant des Etats-Unis, d'Australie, de Suède, d'Allemagne ou encore de Russie, tous ces soi-disant «grands» pays de tennis... Putain ces Vaudois, autant ils ne seront jamais champions de Suisse en hockey sur glace et encore moins en football, autant faut reconnaître qu'ils assurent avec une raquette en main !

Bref, deux matches à zéro et cinq sets à zéro : au revoir les Français, merci pour l'invitation et surtout Gaël, n'oublie pas de payer tes impôts chez nous... Ah, comme c'est bon de battre nos meilleurs ennemis sur leurs terres et de clouer le bec à tous ces Parigots, lesquels ont vainement, mais alors très vainement essayé de faire régner une ambiance de Coupe Davis sur le Philippe-Chatrier. Finalement, tout ce public ne fut pas si terrifiant, voire tout gentillet, à l'image des joueurs qu'on avait en face de nous. En fait, humilier nos voisins français, c'est devenu presque trop facile depuis que le tennis helvétique joue dans une autre galaxie que nos sparring-partners préférés... Martyriser les mousquetaires, c'est depuis toujours une formalité pour Rodgeur ; c'est depuis quatre-cinq ans la marque de fabrique de Stan ; et c'est depuis cette saison une belle habitude prise aussi par Timea, elle qui leur avait déjà fait des misères en Fed Cup.

Allez, maintenant que l'entraînement est terminé, place aux choses sérieuses : Timi jouera pour une première finale de Majeur de sa vie tandis que le gamin n'a plus que deux marches à franchir avant le défi ultime, LE combat XXL dont tout terrien rêve : affronter Nadal en finale à la Porte d'Auteuil. Ou alors Djokobite pour une revanche, ce qui serait pas mal non plus... Hop Suisse, pardon, hop Vaud !!!